2.5.08

Paris Calling


Un temps gris souris, des gouttes qui ruissellent contre la vitre, des épiceries de produits British, voire même Scottish, des pubs, des gens déguisés en poulet dans la rue..

Et pourtant, tous ces éléments typiquement britanniques.. je les ai immortalisés ... sur le territoire français!

C'est bien la peine d'aller à Paris pour voir ça!

Cela dit - oui j'en retourne ma veste navy - certaines choses sont irremplaçables.

Et, tout comme lors d'un été Londonien, après des semaines de frites surgelées dans un appartement miteux de Lewisham, j'ai dévoré passionnement des broccolis que j'avais pourtant jusque-là en horreur, jusqu'à même manger ceux de ma colocataire italienne, tellement j'étais heureuse de redécouvrir le goût des légumes ... j'ai bondi au quart de tour en sentant une odeur familière me chatouiller la narine ... des CROISSANTS!
Pendant 20 ans, ceux-ci n'ont pas eu mes faveurs, tout comme les pains au chocolats, et je leur préférais largement les sablés, tellement plus British!
Mais en croquant à pleines dents dans un croissant dont les miettes s'envolaient pour venir se coller à mon manteau, je me suis sentie très Parisienne, voire très Française. Qui n'est pas sans savoir que je suis pourtant loin d'être patriote..
Une vraie madeleine de Proust.

C'est un fait : il n'y a que lorsque l'on ne les a pas, ou qu'on les a perdues, qu'on se rend compte de l'importance qu'ont les choses, ou de l'incroyable chance qu'on avait de les avoir.

Un aller-retour en Eurostar : 81€.
Un croissant : 0.80€.
Un carnet de 10 tickets de métros dans Paris : 10.50€.
Un sac Vuitton : 1200€. (et donc je vais attendre de devenir amie avec Marc!)
Un chocolat chaud à République : 3.50€.
Un bouquin à Gibert-Joseph : 3€.
...
Du fromage au petit déj. avec sa meilleure amie place d'Italie, ça n'a pas de prix.
Le vendeur de chez Vuitton qui vous pourchasse jusque dans l'ascenseur pour vous donner son numéro de téléphone, ça n'a pas de prix.
Danser avec un couple Parisien dans la rue, ça n'a pas de prix.

Pour tout le reste, il y a...!






7 commentaires:

maïe a dit…

Paname, quand tu t'habilles avec du bleu, ça fait sortir les amoureux, quand tu t'habilles avec du gris, les couturiers n'ont qu'un soucis, c'est d'foutre en gris toutes les souris... L.FERRE

Guguss a dit…

" Il n'y a que lorsque l'on ne les a pas, ou qu'on les a perdues, qu'on se rend compte de l'importance qu'ont les choses, ou de l'incroyable chance qu'on avait de les avoir"... Valable aussi avec des personnes.
Préférer les sablés aux croissants ?? bouhhh ! Rien n'est à la hauteur du croissant !

lily a dit…

@ Maïe: Ben moi j'étais habillée en noir!

@Guguss: Je parlais bien sûr des personnes aussi. Maintenant, j'aime les croissants ET les sablés! Encore plus dur de choisir à la boulangerie! ;)

Guguss a dit…

Faut pas hésiter longtemps, les gens dérrière s'impatienteraient. Dans le doute, prends les 2 !

maïe a dit…

Vous n'êtes que des gourmands !!! et vous avez raison, c'est aussi comme ça qu'on apprécie la vie. Et voilà que les tartelettes aux fraises ont fait leur apparition dans les pâtisseries, bientôt les glaces, les vacherins... Que du bonheur !!!

Guguss a dit…

Ce qui est nettement moins appréciable, c'est le prix de la fameuse tartelette aux fraises dans une boulangerie : 1€ voire 1€50 ! Ce n'est qu'une tartelette, faut pas exagérer !!!

lily a dit…

Ca y est mon article engendre un débat culinaire!!
Moi je dis vive les pâtisseries! et face à l'inflation, vive les pâtisseries maison!