25.3.08

Edinburgh la majestueuse


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Après Glasgow, direction Edinburgh...
La ville est magnifique et terrifiante à la fois. Fascinante.
De hautes tours gothiques s'élèvent comme des griffes sombres vers le ciel.
Malgré le soleil - qui, étonnament, persiste - les ombres noires au-dessus de nos têtes et l'architecture surréelle et éclectique de la ville ne sont pas rassurantes..
C'est lorsque le soleil se couche et que le ciel prend des teintes roses que les délicieux pastels des fameux 'closes' (petits passages couverts menant à des rues étroites, photos ci-dessous) adoucissent l'atmosphère de la ville.
Et étonnamment, c'est la nuit que la ville est la plus accueillante et chaleureuse, illuminée de reflets mordorés et chatoyants partout, comme à Noël. Des teintes orangées chaudes, tels le fameux whisky national, dont nous avons fait la dégustation avec un plaisir non contenu.

Très différent de Glasgow. Seuls points communs: le froid polaire, le soleil et les gens d'une gentillesse infinie.

Au programme: rencontre avec des Australiens (Aussies) géniaux, découverte de nouveaux jeux de cartes, dégustation de produits locaux: shortbreads, fromages au poivre et whisky. Avons évité l'immonde haggis. Beaucoup de marche, de montées et de descentes, d'un château à la vieille ville, d'une colline aux très touristiques artères commerçantes. Très chic aussi.

En effet, moins étudiant et branché que Glasgow à priori, mais quel charme!
Une grande ville - la capitale de l'Ecosse tout de même! - mais entourée de verdure et de petites ruelles sinueuses pavées. Très agréable. Régression absolue le temps d'une soirée avec danse sur les Vengaboys, plateaux de sandwichs au houmous et visionnage de films de collège.

Visite du City Art Centre dont les sublimes tableaux de toutes époques et tous genres nous ont éblouis. Exposition très intéressante et cultivante sur un dessinateur humoristique qui publie dans le Edinburgh Evening News, et permet de mieux comprendre les préoccupations et les enjeux écossais.
Visite de la Fruitmarket Gallery, petit joyau des livres d'art rares. Non sans repartir avec Fashion illustration by fashion designers et The Measure: Collage of exclusive thoughts and pictures from contemporary British fashion designers.
Visite d'une exposition intitulée The myth of the west. Perplexifiante!

Edinburgh, ou Embra, comme l'appellent ses habitants de leur accent roulant, est comme un coffre à trésors poussiéreux mais avec plein de petits recoins cachés qui protègent des diamants étincelants. Et nous n'en avons vu que quelques-uns. Je crois qu'on va être obligées de revenir...





20.3.08

Glasgow l'effrontée


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Un voyage qui commence de façon très rock'n'roll.
Sauter dans le train à la seconde précise où il part.
Sortir de la gare et rencontrer dans la rue Kyle Falconer - chanteur de The View - pourtant incognito avec sa capuche et sa démarche pressée.
Etre assortie avec lui dans les gris et noirs.
Se faire des sandwichs à la salade. Avant d'enchaîner avec les gauffres les plus gastronomiques de l'univers dans un petit pub chaleureux.
Se sentir en vacances, l'esprit et le coeur léger.
Avoir un bon pressentiment.
Aimer déjà l'Ecosse.
'This is the wasteland, our idealistic wasteland' comme dirait Kyle Falconer, 'Voici notre terre de déchéance idéaliste'. (!)


Se faire plein d'amis tous plus éclectiques les uns que les autres. Un jeune hippie Londoner qui va partir au Ghana creuser des mines d'or dans un champ. Des Hollandais qui sont en ce moment en train de marcher dans la nuit en direction du Loch Ness. Une jeune Edinburgher artiste. Des jeunes rockeurs à slim rouge, cheveux longs et derbies vernies. Des écrivains torturés venus des pays du nord. Parler de philosophie, de cultures et de technologie avec eux.
Des stickers sur des frigos. Beaucoup.
La ville est magnifique, elle resplendit et nous éblouit.


Les gens sont si adorables qu'il n'y a même pas de mot pour l'expliquer. Les sourires sont omniprésents, surtout sur nos lèvres. L'accent Glaswedgien est roulant et rythmé.
L'art est omniprésent dans la ville aux mille couleurs. Aux mille nuances. Aux mille reflets.
Entre l'Université des arts, le fameux artiste Charles Rennie MacIntosh dont les oeuvres ornent la ville et ses salons de thé par petites touches et l'ambiance arty des jeunes modeux néo-hippies et post-rockeurs.


Comme si Glasgow l'indé ne se lassait pas de nous en mettre plein les yeux, les lumières nocturnes sont elles aussi à couper le souffle, telle la bibliothèque ci-dessus, impressionnante oeuvre élevée vers les étoiles. Dans le musée d'art moderne aussi, les jeux de lumières ne s'arrêtent pas.
Et quelle lumière! Tour à tour évanescente et vaporeuse, toujours lactée, qui éblouit nos yeux endormis par trop de gris.


Des soirées de folie. Un groupe hallucinant aux accents de blues, et une jeune blonde péroxidée parmi d'autres, à la merveilleuse voix rauque et profonde, dans une robe en lurex argentée. Rappel un peu plus tard: comme une hallucination collective, rencontre nocturne avec le jeune homme à la veste argentée sous la lumière de la lune.
Saturnien cependant.
Nous devenons des pirates, des rock-stars chapeautées, des enfants qui découvrent avidement la vie et la croquent à pleine dents.
Un appartement en chaos. Non organisé mais poétique. Entre réminiscences seventies et objets chinés, des pianos au plafond, des tables bancales, des oeuvres à base de bouteilles vides, des tentures, des dictionnaires sans couvertures. Il fait froid.


Nous savons notre séjour court. Edinburgh nous attend dans quelques jours. Nous dormons avec parcimonie.
Margaret Thatcher est accrochée au mur, à côté de cerfs empaillés, et les gens boivent du whisky autour.
Il fait toujours soleil. Et toujours froid.


Un appartement décidément pour le moins original. Une salle de bain trop bleue.
Beaucoup de jus de fruit. Des cookies. The Cure. Une série américaine au nom de chanson des Red Hot plutôt pas mal. Pas mal addictive. Et drôle. Un peu cynique. Des montées et des descentes dans cette ville à collines et vallées.
Beaucoup de déguisements. Dans les rues surtout. Des jeunes danceurs de hip-hop assez impressionnants.
Les Ecossais sont beaux.


Un autre appartement. Du parquet clair, des plafonds très hauts, du Egon Schiele sur les murs. Des chaises accrochées au plafond. Il fait toujours très froid.


Il fait toujours très soleil cependant. Et les gens sont si chaleureux et accueillants que nous avons le coeur chaud, même si nos doigts sont gelés. Des Cocopops au soleil. Des douches froides. Encore un peu de litérature, de philosophie, de musique, d'art. De thé et de shortbreads. Même des traditionnels scones à la clotted cream dans un Tearoom.


Nous vagabondons telles des Supertramp(s). (!)
Quelques fous rires. Des citations cultes. Des tentatives vaines de reproduire l'accent local. Ce qui aboutit plutôt à l'accent pakistanais des chauffeurs de taxis impolis de Preston. Assez déplorable, il faut en convenir.
Un nouveau concert. Au Nice'N'Sleazy: Sympa Mais Douteux. Drôle de nom. Endroit très sympa mais peuplé d'individus aux goûts musicaux douteux. Un peu trop émo pour nous, mais avec des musiciens tatoués et à crête punk. Encore un mix détonnant. Des stylish kids partout cependant.
Les larges rues de la ville, encadrées d'immeubles somptueux et anciens, nous rappellent Paris.
Gla gla gla gori gori.
Des kilts, même pour les chiens.


Glasgow, tu me manques déjà.
Nous reviendrons. Sans le moindre doute.
Ton romantisme et ta douceur nous ont enveloppé dans un nuage d'insouciance.
Allons voir ta cousine à présent. On dit Edinburgh et la côte Est plus classiques. Allons voir cela de nos propres yeux.

13.3.08

Guiness & Loch Ness..


Je donne des cours de Français à des organistes de 70 ans et à des professeurs de biologie d'université avec des noms improbables du type Russell. Ou encore Kieren.
Je suis en cure de désintox de Burgers et de Vodka-Red Bull. J'exagère bien sûr. Pour illustrer le propos. Mais quand même.
Je vais aller à ma cérémonie de remise des diplômes avec une longue robe bleu marine peu flatteuse et une toque sur la tête (et peut-être même que je la jetterai en l'air ma toque après, en même temps que des centaines d'autres graduates) le 17 juillet 2008. Un peu la classe quand même.
Je pars visiter les territoires à tartans (= l'Ecosse) dans 29 heures.
J'en suis à environ 12000 mots à mon mémoire.
Je pense toujours à Giambattista de façon sporadique.
Il pleut. Un peu. Quelques gouttes ruissellent contre ma fenêtre mal isolée des fréquentes intempéries.
Je me réjouis qu'Hannah ait remplacé Paulo chez Chloé.
C'est sûrement l'article avec le plus de prénoms que j'aie jamais posté.

4.3.08

Modern Rave with Fluokids



Les Klaxons seraient fiers.
Skins est notre culture contemporaine.
La rave a changé de nature.
Mais les jeunes savent se faire passer pour des fluokids.